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 A deux ans de la mort de Jean-Paul II + biographie

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animataurus
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MessageSujet: A deux ans de la mort de Jean-Paul II + biographie   Lun 2 Avr 2007 - 19:47

A deux ans de la mort de Jean-Paul II, la première phase du procès en béatification est achevée.
Des dizaines de milliers de fidèles ont afflué ce week end à Rome pour assister aux festivités du dimanche des Rameaux, mais aussi aux célébrations pour le deuxième anniversaire de la mort de Jean Paul II, dont la première phase du procès en béatification s'achevait ce lundi. C’est dans la basilique romaine de Saint-Jean de Latran, que s’est conclue "l'enquête diocésaine sur la vie, les vertus et la réputation de sainteté du serviteur de Dieu Karol Wojtyla". La religieuse française Marie Simon-Pierre, dont la guérison inexpliquée de la maladie de Parkinson pourrait être le "miracle" retenu par l'Eglise pour nourrir le dossier en béatification, assistait à cette cérémonie présidée par le cardinal vicaire de Rome Camillo Ruini. Romilda Ferrauto
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MessageSujet: biographie de jean paul 2   Jeu 3 Mai 2007 - 10:54

Avec vingt-six années passées au Vatican, Jean-Paul II a réalisé le troisième plus long pontificat de l'histoire. Globe-trotter infatigable, le Pape a été à la rencontre des fidèles à travers le monde. A chaque visite, ce sont des centaines de milliers de personnes qui viennent à la rencontre du Très Saint Père. Homme de prière et homme d’action, il a accompli son rôle de Pape avec une formidable énergie, étant à la fois chef spirituel de l’Eglise, médiateur politique et diplomate.


Sa jeunesse sous l’occupation allemande


Karol Wojtyla, qui prendra ensuite le nom de Jean-Paul II, naît en 1920 à Wadowice, une petite ville de Pologne. Son père est officier au 12ème régiment d’infanterie. Karol Wojtyla reçoit une éducation religieuse. Il perd sa mère alors qu’il a neuf ans, et son frère trois ans plus tard. Le jeune garçon passe son bac en 1938 puis se dirige vers des études de philosophie polonaise. Il suit également des cours de théâtre. Mais, avec l’occupation des Allemands, l’université de Cracovie est contrainte de fermer. Karol Wojtyla va alors travailler dans une usine chimique. Il restera très marqué par la déportation de certains de ses compatriotes. Autre tragique événement pour le futur pape, son père meurt en 1941. C’était le dernier membre de sa famille.

En 1942, l’université de Cracovie rouvre clandestinement ses portes et Karol Wojtyła reprend ses études. Il s’inscrit au séminaire. En octobre 1944, le cardinal Mgr Sapieha l’accueille avec d’autres séminaristes dans son Palais, les protégeant ainsi des camps de la mort.


La prêtrise


Cracovie est libérée des Nazis en janvier 1945. Karol Wojtyla est ordonné prêtre le 1er novembre 1946. Il est envoyé à Rome pour compléter sa formation. Il y reste deux ans et soutient une thèse en théologie sur « La foi dans la pensée de saint Jean de la Croix ».

De retour en Pologne, le jeune abbé rejoint la paroisse de Niegowic, puis devient vicaire de Saint-Florian de Cracovie de 1949 à 1951. A cette époque, il s’occupe et s’investit beaucoup auprès de groupes de jeunes. Il entreprend un doctorat en philosophie à l'université catholique de Lublin et l’obtient en 1953. Ensuite, il y donne un enseignement sur la théologie morale et d'éthique sociale.


D’évêque auxiliaire à pape


En 1958, Karol Wojtyla est nommé évêque auxiliaire de Cracovie par Pie XII. Il devient, à 38 ans, le plus jeune évêque de Pologne. Le 28 septembre de cette même année, il reçoit la consécration épiscopale des mains de l’Archevêque Bazia. Mgr Wojtyla participe au Concile Vatican II (1962-1965). Il prend une part active à l’élaboration de la constitution Constitution Gaudium et spes. Il assiste à toutes les assemblées du Synode des Evêques.

Le 13 janvier 1964, il devient archevêque de Cracovie. Il rencontre les fidèles dans toute la Pologne et fait des homélies pleines de vigueur. Il se lance dans une lutte contre l’idéologie marxiste. Pour lui, rien n’est plus dangereux qu’un système socio-politique, en apparence libre et tolérant, mais dont le matérialisme et l’hédonisme sapent continuellement les valeurs chrétiennes. En 1967, Paul VI le nomme cardinal.

C’est le 16 octobre 1978 que le Cardinal Wojtyla est élu Pape par les cardinaux du Vatican. Il prend à partir ce moment-là le nom de Jean Paul II. Ne faisant pas parti des favoris, son élection est une surprise. Le premier pape non-italien depuis 455 ans marque dès le départ sa différence. Il abandonne la chaise à porteur utilisée par ses prédécesseurs et préfère se tenir près de la foule.


Un grand missionnaire


Jean-Paul II multipliera ses voyages à travers le monde, et fera de chacun d’eux un événement médiatique. Polyglotte et d’un grand charisme, il attire les foules. Au total, il fera 104 voyages à l'étranger (dans des pays où aucun pape n’était jamais allé) et 146 visites pastorales en Italie. L’attentat dont il est victime en mai 1981 sur la place Saint-Pierre ne l’arrêtera dans ces voyages.

Le rôle politique et diplomatique d’un pape est une priorité selon lui. Jean-Paul II contribuera à l'effondrement du communisme en Europe de l'Est. Cependant tous ces combats ne font pas l’unanimité. Ainsi, le Pape réaffirme en février 1993 son opposition au préservatif, précisant que "la chasteté est le seul moyen pour mettre fin à la plaie tragique du sida".

Le Pape avait des positions très conservatrices sur les questions de morale et de la famille. Cet ardent défenseur du droit à la vie a rappelé l'opposition de l'Église à l'avortement et l'euthanasie. Il oeuvra également pour le dialogue interreligieux, à l’exemple des conférences d'Assise pour la paix (en 1986 et 2002).

Jean-Paul II a beaucoup augmenté le nombre des canonisés et des béatifiés, souhaitant mettre en avant les innombrables exemples de la sainteté d'aujourd'hui. Il a procédé à 147 cérémonies de béatification (1338 Bienheureux) et à 51 de canonisation (482 Saints). Attaché aux jeunes, il a créé les Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ) en 1985. Chacune de ces JMJ rassembla des milliers de jeunes du monde entier.


Une santé défaillante


Sa santé s’est affaiblie à partir de sa fracture du fémur en 1994. Peu après, il est atteint par la maladie de Parkinson. Mais cela ne l’empêcha pas de poursuivre ses nombreuses activités. Il répondait aux questions des journalistes : "On gouverne l'Eglise avec la tête et non avec les jambes".

Les ennuis de santé du Pape s’aggravent début 2005. Après deux hospitalisations, Jean-Paul II meurt au Vatican le 2 avril 2005 à 21 h 37. Sa dépouille sera exposée place Saint Pierre jusqu’à ses funérailles le 8 avril et des millions de fidèles vinrent lui rendre un dernier hommage.

Le 264ème pape a marqué les esprits par le renouveau qu’il a apporté à l’Eglise catholique. Charismatique et proche des fidèles, il oeuvra pour la justice et la dignité de tous. On retiendra de son pontificat (le 3ème plus long de l'histoire) ses nombreux voyages, la lutte contre le communisme et le nazisme, la volonté de rapprochement entre les religions, et son attachement aux valeurs traditionnelles.
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MessageSujet: Jean-Paul II et la France   Jeu 24 Mai 2007 - 11:03

Conscient de la place de la France dans l’histoire de l’Église, Jean-Paul II a exprimé dès le début de son pontificat son intérêt et son estime pour cette nation. Cet attachement s’est manifesté par ses nombreux voyages en France – avec en particulier deux pèlerinages à Lourdes –, mais aussi par le maintien de la présence française à Rome, par des canonisations et béatifications de Français et par l’élévation de Thérèse de L'Enfant Jésus à la dignité de docteur de l’Église. Le dernier voyage du pape Jean-Paul II a d’ailleurs été en France.


L’attachement de Jean-Paul II à la France
Le 27 mai 1980, trois jours avant son premier voyage pastoral en France, Jean-Paul II s’adressait en ces termes aux Français : "Tout d’abord, la France est la fille aînée de l’Église. Et elle a engendré tant de saints. Je pourrai ajouter qu’il existe sur le sol de France beaucoup de lieux auxquels je me rends souvent en pèlerinage par la prière et par le cœur (…) Comment ne pas évoquer aussi, dans cette perspective, l’œuvre culturelle de votre pays, son apport à la culture générale et dans le domaine proprement catholique ? Que de noms illustres dans votre tradition séculaire. Oui, au cours de ce même siècle, que de figures dont le rayonnement a dépassé vos frontières, et dont beaucoup me sont personnellement très proches (…) Je pense à l’influence que la culture française, dans les domaines de la philosophie, de l’histoire, de la littérature et que la pensée de théologiens français ont exercée et exercent toujours sur tant d’hommes et de sociétés (…) L’Église doit au peuple de France, qui a beaucoup reçu et aussi beaucoup donné, quelques unes de ses plus belles pages : des grands ordres religieux, tels que Cîteaux et les Chartreux, aux cathédrales, ou à l’épopée missionnaire commencée au siècle dernier".

Jean-Paul II s’est ainsi exprimé plusieurs fois sur les raisons de son attachement à la France, attachement qui explique que cette nation ait été la plus visitée par le Saint Père, avec celle de Pologne. Dès ses premiers discours, en 1980, Jean-Paul II soulignait son attrait pour ces sanctuaires – Ars, Lisieux, Lourdes, Sainte-Anne d’Auray, etc – qui seront effectivement les étapes de ses voyages en France.

Cet attachement s’expliquait aussi par le parcours de Karol Wojtyla : Deux Français ont participé indirectement à sa formation alors qu’il se destinait au sacerdoce. D’abord saint Louis-Marie Grignion de Montfort, dont Karol Wojtyla a découvert le Traité de la vraie dévotion à la Vierge Marie. Il lui a emprunté sa devise Totus tuus ("Tout à toi"), formule de consécration à la Vierge Marie. Également saint Jean-Marie Vianney, le Curé d’Ars dont il s’inspirait quand il embrassait le sol d’un pays qu’il visitait pour la première fois. Il a été impressionné par le "ministère héroïque" du Curé d’Ars à son confessionnal. Formé à l’université polonaise, le futur Pape a découvert les penseurs allemands ou slaves, mais son anthropologie héritée de saint Thomas d’Aquin se nourrissait également du personnalisme né en France dans les années Trente autour d’Emmanuel Mounier.

Au cours de ses études, il avait eu l’occasion de découvrir la France pendant l’été 1947. Il avait été séduit par les cathédrales gothiques, mais aussi par l’expérience naissante des prêtres ouvriers, qui lui avait inspiré son premier article dans le journal Tygodnik Powszechny.


Des relations de confiance
Jean-Paul II a effectué huit voyages en France (sept en métropole et un à La Réunion) : visitant plusieurs régions, il s’est recueilli dans les principaux sanctuaires et s’est aussi rendu auprès d’organisations internationales présentes sur le sol français comme l’UNESCO et le Parlement européen. Enfin, le succès spectaculaire des XIIes Journées mondiales de la jeunesse, qu’il a présidées en août 1997 à Paris, a constitué un événement majeur dans la vie de l’Église en France.

Cet intérêt de Jean-Paul II pour la France s’est aussi manifesté à travers la présence française à Rome, qui a été maintenue durant son pontificat : plusieurs cardinaux ont occupé des postes clé à la Curie romaine durant de longues années : outre ses nombreux voyages effectués à la demande du Pape, le cardinal Roger Etchegaray a présidé les conseil pontificaux "Justice et Paix" et "Cor unum", puis le Comité pour le jubilé de l’an 2000 ; le cardinal Paul Poupard a présidé le Conseil pontifical pour la culture ; Mgr Jean-Louis Tauran a été en charge de la diplomatie vaticane. Jean-Paul II avait également nommé le généticien Jérôme Lejeune à la tête de l’Académie pontificale pour la vie et l’économiste Edmond Malinvaud à celle des sciences sociales. Le pape Jean-Paul II a toujours suivi attentivement les recherches théologiques en France, élevant au cardinalat de grands théologiens français, comme Yves Congar et Henri de Lubac.

Les relations de Jean-Paul II et de l’Église catholique en France étaient empreintes d’estime réciproque, régulièrement vérifiée à l’occasion des visites ad limina des évêques à Rome, dont les dernières se sont déroulées de novembre 2003 à février 2004.

Jean-Paul II a canonisé une trentaine de Français : des martyrs en Chine (Jean-Gabriel Perboyre), en Corée et au Vietnam, des fondateurs de congrégations religieuses (Eugène de Mazenod, Claudine Thévenet, Marie-Léonie Aviat). Il a béatifié près de deux cents Français (Frédéric Ozanam, des martyrs de Vendée). Les deux derniers Français béatifiés par Jean-Paul II – le 3 octobre dernier – étaient Pierre Vigne et Joseph-Marie Cassant. Jean-Paul II a aussi élevé Thérèse de L'Enfant Jésus à la dignité de docteur de l’Église.
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MessageSujet: Les relations de Jean-Paul II avec les dirigeants français   Jeu 24 Mai 2007 - 11:04

Le régime de séparation de l’Église et de l’État en France a limité les relations de Jean-Paul II avec les dirigeants français.
Cependant, lors de ses visites, le Pape a été accueilli à chaque fois par le président de la République et/ou le Premier ministre. De son côté, Jacques Chirac a effectué au Vatican une "visite d’État" en janvier 1996, au cours de laquelle, selon la tradition, il est allé prendre possession de sa stalle de chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran.
Au mois d’octobre de la même année, en réponse à l’allocution de Jacques Chirac qui l’accueillait à son arrivée à Tours, Jean-Paul II tenait les propos suivants au président de la République française : "La France, une des plus anciennes nations de ce continent, a un rôle important à jouer dans la famille des nations, en particulier dans le cadre de la construction européenne" (Discours du 19 septembre 1996).

Le 12 février 2005, dans une lettre sur la laïcité en France – dernière lettre qu’il a adressée aux évêques français - Jean-Paul II analysait en ces termes la laïcité à la française : "Le centième anniversaire de cette loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat, peut être aujourd’hui l’occasion de réfléchir sur l’histoire religieuse en France au cours du siècle écoulé, considérant les efforts réalisés par les différentes parties en présence pour maintenir le dialogue, efforts couronnés par le rétablissement des relations diplomatiques et par l’entente scellée en 1924 (…) Dans ce cadre, put s’engager un processus de pacification, dans le respect de l’ordre juridique, tant civil que canonique. Ce nouvel esprit de compréhension mutuelle permit alors de trouver une issue à un certain nombre de difficultés et de faire concourir toutes les forces du pays au bien commun, chacune dans le domaine qui lui est propre. D’une certaine manière, on peut dire que l’on avait ainsi déjà atteint une sorte d’entente au jour le jour, qui ouvrait la voie à un accord consensuel de fait sur les questions institutionnelles de portée fondamentale pour la vie de l’Église. Cette paix, acquise progressivement, est devenue désormais une réalité à laquelle le peuple français est profondément attaché. Elle permet à l’Église qui est en France de remplir sa mission propre avec confiance et sérénité, et de prendre une part toujours plus active à la vie de la société, dans le respect des compétences de chacun."
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MessageSujet: Le schisme lefebvriste   Jeu 24 Mai 2007 - 11:06

Le schisme lefebvriste, en revanche, a été douloureusement ressenti par Jean-Paul II. Arc-bouté sur une conception fondamentaliste de la tradition, Mgr Marcel Lefebvre s’était insurgé dès Vatican II contre l’abandon de la messe en latin et la reconnaissance de la liberté religieuse. En 1976, Paul VI l’avait suspendu de ses fonctions sacerdotales après qu’il eut ordonné des prêtres sans autorisation. Le prélat dissident a désapprouvé la visite de Jean-Paul II à la synagogue de Rome et la rencontre interreligieuse pour la paix à Assise en 1986. Le 30 juin 1988, Mgr Lefebvre a été excommunié par Rome pour avoir consacré quatre évêques de sa propre autorité. La mort de Mgr Lefebvre a freiné le développement de sa mouvance.
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