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 l’euthanasie (dossier)

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animataurus
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MessageSujet: l’euthanasie (dossier)   Lun 2 Avr 2007 - 20:58

L'Académie pontificale pour la vie rappelle l'importance de l'objection de conscience
l’euthanasie (vatican)

Alors qu'en France, la justice vient de condamner à un an de prison avec sursis une médecin pour avoir donné la mort à une patiente atteinte d’un cancer en phase terminale, au Vatican, l’Académie Pontificale pour la Vie a souhaité rappeler au monde de la santé l’importance de l’objection de conscience lorsque la vie humaine est en danger. Après un congrès organisé il y a trois semaines au Vatican, l’Académie Pontificale vient de rendre public un document final. Il invite clairement les catholiques à invoquer la clause de conscience chrétienne.


Le rôle de l'Eglise dans l'accompagnement des soignants des personnes en fin de vie

En France après un procès retentissant qui a réactivé le débat sur l’euthanasie, la justice française a condamné jeudi à un an de prison avec sursis une médecin et acquitté une infirmière. Les deux femmes comparaissaient devant la cour d'assises de Périgueux, en Dordogne pour avoir administré une perfusion mortelle à une patiente atteinte d’un cancer en phase terminale. Elles encouraient jusqu’à trente ans de prison.
On parle souvent de l’accompagnement des malades en fin de vie, mais plus rarement de celle du personnel médical qui s’occupe chaque jour de ces personnes en souffrance. Un accompagnement auquel l'Eglise peut participer. Témoignage du père Dominique Jacquemin, enseignant et chercheur au centre d’Ethique Médicale de l’Université Catholique de Lille

Religion catholique

Pour le catholicisme, dont la doctrine à ce sujet a été explicitée par la lettre encyclique Evangelium vitae (L'Évangile de la vie) du pape Jean-Paul II en 1995, l'euthanasie est en opposition directe avec le 6e commandement : « Tu ne tueras point » (Exode XX/13). En conséquence, toute forme d'euthanasie est prohibée.

« (...)l’euthanasie sont donc des crimes qu’aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer. Des lois de cette nature, non seulement ne créent aucune obligation pour la conscience, mais elles entraînent une obligation grave et précise de s’y opposer par l’objection de conscience ». Evangelium vitae, n°73

En revanche, l'acharnement thérapeutique est lui aussi refusé :« Il faut distinguer de l’euthanasie la décision de renoncer à ce qu’on appelle l’acharnement thérapeutique, c’est-à-dire à certaines interventions médicales qui ne conviennent plus à la situation réelle du malade, parce qu’elles sont désormais disproportionnées par rapport aux résultats que l’on pourrait espérer ou encore parce qu’elles sont trop lourdes pour lui et pour sa famille. Dans ces situations, lorsque la mort s’annonce imminente et inévitable, on peut en conscience renoncer à des traitements qui ne procureraient qu’un sursis précaire et pénible de la vie, sans interrompre pourtant les soins dus au malade en pareil cas » Evangelium vitae, n°65
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MessageSujet: l’euthanasie (islam)   Mer 4 Avr 2007 - 23:13

Dans la religion islamique, l’homme représente l’œuvre divine la plus importante et la plus complexe. Il est la créature qui porte l’empreinte divine et qui représente son pouvoir sur la terre.

L’euthanasie active est interdite juridiquement (shar’an), car elle correspond à un meurtre commis par le médecin, même lorsqu’il agit à la demande du patient, en ayant l’intention d’abréger sa souffrance. Le médecin ne peut pas être plus miséricordieux envers le patient que Dieu qui lui a donné la vie et qui la lui reprend dans les conditions qu’il veut. La seule chose permise est de laisser le patient mourir naturellement.

L’euthanasie passive ne peut pas être interdite, dans ces cas précis, du fait que la majorité des juristes musulmans n’impose pas les soins médicaux même dans des cas où l’on espère la guérison. Ils ont considéré que se soigner fait partie du permis (mubâh), et nullement de l’obligatoire.
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MessageSujet: pour l'Euthanasie (ADMD)   Mer 4 Avr 2007 - 23:41

(ADMD)=association pour le droit de mourir dans la dignité.

dignité humaine :

les mourants dans les sociétés modernes sont abandonnés à l'hôpital et leurs souffrances sont peu prises en compte par les médecins ;

évite la clandestinité du geste ; de fait, le geste étant encadré, évite aussi les dérives ;

la maladie est socialement perçue comme une dégradation ;

la maladie peut entraîner des altérations des facultés psychiques (raison et volonté en particulier) sur lesquelles reposent les valeurs morales de l'Occident ;

fin de la souffrance ;

l'Homme est propriétaire de son corps, seul maître de sa vie ; c'est la simple application de la liberté individuelle, et du principe de propriété ; il doit être le seul à décider de ce qu'il veut faire de son corps mais aussi de son esprit, c’est-à-dire de ce qui fait qu'il existe en tant qu'Homme ;

Attention, cette idée de propriété du corps humain et de l'Homme seul maître de son destin est exacte d'un point de vue philosophique, mais juridiquement, le corps humain, considéré comme une "chose sacrée", est un élément extrapatrimonial. Ceci résulte des principes d'indisponibilité du corps humain et de l'état des personnes contenus dans le Code Civil (art. 16 et s.).

liberté de choix du malade, qui sait mieux que quiconque ce qu'il désire.
Cela permettrai aussi d'éviter l'acharnement thérapeutique régi et interdit par la loi kouchner du 4 mars 2002

dépendance très importante ou totale de l'aide d'autrui.
sentiment d'inutilité sociale


Dernière édition par le Mer 4 Avr 2007 - 23:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Arguments contre l'Euthanasie Majorité de médecins+religions   Mer 4 Avr 2007 - 23:43

Arguments contre l'Euthanasie (Majorité de médecins et Croyants)

Interdit par de nombreuses religions :

l'homme ne dispose pas de sa vie : elle est un don (christianisme et islam par exemple) ;

risque de dérapage :

pressions financières sur le malade à cause du coût élevé des soins pour les proches ;

pressions financières pour les plus pauvres, qui risquent de « préférer » mourir rapidement ;

pressions morales de la part des proches ;

difficulté de changer d'avis à partir d'un certain point (inconscience) ;

interférence fréquente entre les notions de souffrance du patient et de souffrance de l'entourage ;

idéal pour dissimuler un meurtre ;

risque de dérive :

eugénisme, sélection des individus par rapport à une conception de la vie bonne ;

par suite, peut devenir un instrument de domination sociale ;

sans compter les héritiers qui peuvent en profiter pour accélérer un héritage ;

inutilité : Une partie des médecins estime que les progrès en matière d'anti-douleurs et de tranquillisants (soins palliatifs) rendent l'euthanasie inutile.

incapacité de décider, la décision peut être prise par quelqu'un d'autre.


Dernière édition par le Mer 4 Avr 2007 - 23:58, édité 1 fois
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MessageSujet: les affaires   Mer 4 Avr 2007 - 23:49

La justice étant soumise au secret de l'instruction et la définition de l'euthanasie étant difficile, il s'agira ici, de personnes se réclamant auteurs de cette pratique et inquiétées par la justice pour cette raison.

Rappel: l'euthanasie n'est pas condamnée dans tous les pays!

Le 15 mars 2007 en France, le jury des assises de la Dordogne a condamné la docteur Laurence Tramois à un an de prison avec sursis, et a acquitté l'infirmière Chantal Chanel.
En 2003, le médecin avait prescrit et l'infirmière avait administré une injection mortelle de potassium à Mme Druais, 65 ans, une patiente atteinte d'un cancer du pancréas en phase terminale, elles étaient depuis accusées d'empoisonnement. Les juges et les jurés n'ont donc pas suivi totalement l'avocat général Yves Squercioni qui demandait des peines de principes plus lourdes : un an de prison avec sursis contre l'infirmière et deux ans de prison avec sursis contre le médecin. La défense avait plaidé l'acquittement en demandant aux jurés de mettre fin à "l'hypocrisie" entourant selon elle ce débat de société. Le ministère public souhaitait quant à lui des peines symboliques pour que soit rappelé le principe de droit qui interdit à un médecin de donner la mort.

En 2005, le cas de Christine Malèvre, infirmière française condamnée;

En 2003, le cas Vincent Humbert, décédé en France; (qui a d'ailleurs accéléré le processus de législation en France.)

L'affaire Terri Schiavo aux États-Unis.

L'affaire Karen Ann Quinlan aux États-Unis

Au niveau européen, la Cour Européenne des Droits de l'Homme se montre très réticente à l'égard de l'euthanasie. On peut notamment le constater dans l'affaire Diane Pretty c. Royaume-Uni du 29 avril 2002, dans laquelle la Cour a refusé de reconnaître un quelconque "droit à la mort" par le biais de l'art.2 CEDH, consacrant le droit à la vie. En effet, pour la Cour, celui-ci ne saurait être interprété sans distorsion de langage de manière négative, c'est-à-dire comme conférant un droit diamétralement opposé, à savoir un droit à mourir. Il ne saurait davantage conférer un droit à l'autodétermination en ce sens qu'il donnerait à tout individu le droit de choisir la mort plutôt que la vie. En conséquence, il n'est pas possible de déduire de l'art.2 CEDH un droit à mourir, que ce soit de la main d'un tiers ou avec l'assistance d'une autorité publique.
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jéjé
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MessageSujet: Re: l’euthanasie (dossier)   Lun 17 Sep 2007 - 21:56

l'euthanasie est un sujet difficile : l'autre jour on en parlaient avec ma soeur, comment avoir le droit de décider la mort ou la vie pour une personne malade ou dans le coma ??? Et va t elle guerrir un jour ou abrégons ses soufrances ????
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dany
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MessageSujet: Re: l’euthanasie (dossier)   Lun 17 Sep 2007 - 21:59

Oui, soit on la tue et cela arrete son agonie, mais on oublie une chance de guérison, soit on continu avec l'espérence qu'elle guérisse, mais sans aucune certitudes...No
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MessageSujet: Re: l’euthanasie (dossier)   Mer 19 Sep 2007 - 11:26

Dcholleton a écrit:
Oui, soit on la tue et cela arrete son agonie, mais on oublie une chance de guérison, soit on continu avec l'espérence qu'elle guérisse, mais sans aucune certitudes...No
qui on Question et dieu dans tous ça Question
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MessageSujet: Re: l’euthanasie (dossier)   Mer 19 Sep 2007 - 21:41

Voila, c'est ça que je disais, a t on le droit ou pas de la tuer ??? Question Question Question Question Question Question Question Question Question Question Question Question Question
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dany
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MessageSujet: Re: l’euthanasie (dossier)   Jeu 20 Sep 2007 - 20:37

Moi je pense que non on a pas le droit, meme si certains cas laissent a réfléchir car lorsque une personne souffre beaucoup, c'est discutable (je dis bien discutable et que dans des cas extrème)
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MessageSujet: Re: l’euthanasie (dossier)   Mer 12 Mar 2008 - 22:45

« Euthanasie, déshumanisation de la mort et fuite de l'engagement personnel face à la mort »



ENTRETIEN AVEC MONSEIGNEUR JACQUES SUAUDEAU, DE L’ACADEMIE PONTIFICALE POUR LA VIE

« Euthanasie, déshumanisation de la mort et fuite de l'engagement personnel face à la mort » : c'est le titre d'un rapport établi par Marguerite A. Peeters, rédactrice en chef de l' « Interactive Information Services », un service d'information spécialisé dans l'étude de la mondialisation, de ses concepts-clefs et de ses mécanismes opérationnels (cf. IIS 274, du 25 février 2008).

Dans cet entretien, qui fait partie du rapport, M. Peeters rencontre Mgr Jacques Suaudeau, de l'Académie Pontificale pour la Vie (APV), à l'occasion de la 14ème assemblée générale qui a eu lieu au Vatican les 25 et 26 février autour des problèmes de fin de vie : « Auprès du malade incurable et du mourant : orientations éthiques et opératoires ».


(source IIS)
je vous encourage à lire la suite Shocked c'est très instructif Arrow
http://trinite-au-pays-des-voirons.paroisse.net/trinite-au-pays-des-voirons/popup_info.php?ident=1081318&type_popup=texte&num_topic=
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MessageSujet: Re: l’euthanasie (dossier)   Jeu 17 Avr 2008 - 12:58

Merci pour ton post, mais c'est quoi la source, je connais pas ( enfin si, IIS, c'est un logiciel windobe ) ^^ Laughing
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MessageSujet: Re: l’euthanasie (dossier)   Mer 23 Avr 2008 - 12:15


ça va mal lisez ce qui suit Mad

L'acquittement de Lydie Debaine, une « violence inouïe »Donner la mort à une personne malade ou handicapée

ROME, Mardi 22 avril 2008 (ZENIT.org) - En France, l'acquittement de Lydie Debaine constitue une « violence inouïe », proteste Philippe de Lachapelle directeur de l'Office chrétien des personnes handicapées (OCH) qui dénonce ce « permis de tuer par amour » la personne malade ou handicapée (cf. Ci-dessous, en document, le texte complet.
L'acquittement de Lydie Debaine, cette maman qui a tué sa fille Anne-Marie atteinte d'un grave handicap, est dramatique », estime Philippe de Lachapelle.
Une « violence inouïe »
L'acquittement de Lydie Debaine, cette maman qui a tué sa fille Anne-Marie atteinte d'un grave handicap, est dramatique. Certes, chacun a pu être touché par la souffrance de cette maman, qui s'est peu à peu laissée enfermer dans une relation exclusive avec sa fille, ne trouvant aucun soutien ajusté, et craignant que sa fille soit mal traitée dans le seul établissement qu'elle ait pu trouver.
Sans doute est-ce cette émotion qui a conduit le public à applaudir le verdict au moment de son énoncé ? Les commentaires de nombreux médias ont manifesté une forte approbation, épousant la justification de la maman lorsqu'elle exprime le sentiment d'avoir posé un acte juste. « Acte de compassion », « une mort donnée par amour » ...
Quelle que soit la compréhension dont on peut entourer cette maman, son acquittement, les applaudissements, les nombreux commentaires qui ont accompagné cette annonce, sont infiniment choquants. Cette décision renforce une idée qui chemine de plus en plus dans les esprits : « le permis de tuer par amour » la personne malade ou handicapée. Après le non lieu dont a bénéficié Marie Humbert, un pas dramatique vient d'être franchi par cette décision qui fera jurisprudence : le meurtre par amour devient un acte juste.
Après Nicolas Perruche, Vincent Humbert, Chantal Sébire, le message continue d'être martelé : la vie d'une personne gravement malade ou handicapée est un non sens. Il vaudrait mieux qu'elle ne soit pas née. Il vaudrait mieux qu'elle ne vive pas. L'aimer vraiment, c'est mettre fin à sa vie. Par compassion ! Quelle violence !
Violence de laisser entendre aussi explicitement à toutes les Anne-Marie que leur vie est sans valeur, et que leurs proches pourraient leur donner la mort par amour.
Violence de laisser entendre aux parents qui, jour après jour, accompagnent leur enfant handicapé que leur combat est sans issue, que le véritable amour, la vraie compassion, seraient de mettre fin aux jours de leur enfant.
Violence de laisser entendre à tous les aidants, médecins, éducateurs, qui agissent auprès de personnes gravement malades ou handicapées que leur élimination est aussi une alternative juste.
Violence faite à tout un chacun, car au fond, ne sommes-nous pas, vous et moi, un jour ou l'autre en risque de devenir radicalement dépendants ? Devrons-nous nous méfier de l'amour de nos proches ? Et réciproquement, le cas échéant, nos proches devront-ils se méfier de notre amour ?
Oui, par cette décision de justice, la société a fait plus que justifier un acte coupable, indépendamment de la compréhension que l'on peut avoir de son auteur. Elle risque d'ouvrir la porte à toutes les dérives à venir, puisqu'elle a justifié que la personne gravement malade ou handicapée soit éliminée, alors que le seul devoir est de l'accompagner. C'est ce que souligne le procureur général de la Cour d'appel de Versailles en décidant d'interjeter appel de cette décision : « ce verdict d'acquittement pourrait en effet être compris comme un encouragement à l'atteinte volontaire à la vie des handicapés, qui méritent notre protection et notre soutien » a-t-il déclaré.
Il y a presque 50 ans, il y eut en Belgique ce qu'on a appelé « le procès de Liège ». Là aussi, l'acquittement de parents qui avaient tué leur fille gravement handicapée. Des scènes de liesse dans la rue avaient accompagné ce verdict. La violence de cet événement provoqua un grand sursaut des sociétés belge et française, manifestant un mouvement de solidarité à l'égard des personnes gravement atteintes et de leurs parents. Très concrètement alors, Marie-Hélène Mathieu fonda l'Office chrétien des personnes handicapées (OCH) pour soutenir les familles, susciter des réponses à leurs besoins, apporter un éclairage sur la valeur sacrée de la personne handicapée et sa place dans la société.
Aujourd'hui comme il y a 50 ans, d'un mal peut sortir un bien : le « oui » à la vie de toute personne, quelles que soient ses limites, l'appel à l'engagement de chacun et de toute la société pour son accompagnement, en particulier par la création de lieux de vie.
Philippe de Lachapelle

L'acquittement de Lydie Debaine, une « violence inouïe »
Donner la mort à une personne malade ou handicapée


ROME, Mardi 22 avril 2008 (ZENIT.org) - En France, l'acquittement de Lydie Debaine constitue une « violence inouïe », proteste Philippe de Lachapelle directeur de l'Office chrétien des personnes handicapées (OCH) qui dénonce ce « permis de tuer par amour » la personne malade ou handicapée (cf. Ci-dessous, en document, le texte complet.
L'acquittement de Lydie Debaine, cette maman qui a tué sa fille Anne-Marie atteinte d'un grave handicap, est dramatique », estime Philippe de Lachapelle.
Une « violence inouïe »
L'acquittement de Lydie Debaine, cette maman qui a tué sa fille Anne-Marie atteinte d'un grave handicap, est dramatique. Certes, chacun a pu être touché par la souffrance de cette maman, qui s'est peu à peu laissée enfermer dans une relation exclusive avec sa fille, ne trouvant aucun soutien ajusté, et craignant que sa fille soit mal traitée dans le seul établissement qu'elle ait pu trouver.
Sans doute est-ce cette émotion qui a conduit le public à applaudir le verdict au moment de son énoncé ? Les commentaires de nombreux médias ont manifesté une forte approbation, épousant la justification de la maman lorsqu'elle exprime le sentiment d'avoir posé un acte juste. « Acte de compassion », « une mort donnée par amour » ...
Quelle que soit la compréhension dont on peut entourer cette maman, son acquittement, les applaudissements, les nombreux commentaires qui ont accompagné cette annonce, sont infiniment choquants. Cette décision renforce une idée qui chemine de plus en plus dans les esprits : « le permis de tuer par amour » la personne malade ou handicapée. Après le non lieu dont a bénéficié Marie Humbert, un pas dramatique vient d'être franchi par cette décision qui fera jurisprudence : le meurtre par amour devient un acte juste.
Après Nicolas Perruche, Vincent Humbert, Chantal Sébire, le message continue d'être martelé : la vie d'une personne gravement malade ou handicapée est un non sens. Il vaudrait mieux qu'elle ne soit pas née. Il vaudrait mieux qu'elle ne vive pas. L'aimer vraiment, c'est mettre fin à sa vie. Par compassion ! Quelle violence !
Violence de laisser entendre aussi explicitement à toutes les Anne-Marie que leur vie est sans valeur, et que leurs proches pourraient leur donner la mort par amour.
Violence de laisser entendre aux parents qui, jour après jour, accompagnent leur enfant handicapé que leur combat est sans issue, que le véritable amour, la vraie compassion, seraient de mettre fin aux jours de leur enfant.
Violence de laisser entendre à tous les aidants, médecins, éducateurs, qui agissent auprès de personnes gravement malades ou handicapées que leur élimination est aussi une alternative juste.
Violence faite à tout un chacun, car au fond, ne sommes-nous pas, vous et moi, un jour ou l'autre en risque de devenir radicalement dépendants ? Devrons-nous nous méfier de l'amour de nos proches ? Et réciproquement, le cas échéant, nos proches devront-ils se méfier de notre amour ?
Oui, par cette décision de justice, la société a fait plus que justifier un acte coupable, indépendamment de la compréhension que l'on peut avoir de son auteur. Elle risque d'ouvrir la porte à toutes les dérives à venir, puisqu'elle a justifié que la personne gravement malade ou handicapée soit éliminée, alors que le seul devoir est de l'accompagner. C'est ce que souligne le procureur général de la Cour d'appel de Versailles en décidant d'interjeter appel de cette décision : « ce verdict d'acquittement pourrait en effet être compris comme un encouragement à l'atteinte volontaire à la vie des handicapés, qui méritent notre protection et notre soutien » a-t-il déclaré.
Il y a presque 50 ans, il y eut en Belgique ce qu'on a appelé « le procès de Liège ». Là aussi, l'acquittement de parents qui avaient tué leur fille gravement handicapée. Des scènes de liesse dans la rue avaient accompagné ce verdict. La violence de cet événement provoqua un grand sursaut des sociétés belge et française, manifestant un mouvement de solidarité à l'égard des personnes gravement atteintes et de leurs parents. Très concrètement alors, Marie-Hélène Mathieu fonda l'Office chrétien des personnes handicapées (OCH) pour soutenir les familles, susciter des réponses à leurs besoins, apporter un éclairage sur la valeur sacrée de la personne handicapée et sa place dans la société.
Aujourd'hui comme il y a 50 ans, d'un mal peut sortir un bien : le « oui » à la vie de toute personne, quelles que soient ses limites, l'appel à l'engagement de chacun et de toute la société pour son accompagnement, en particulier par la création de lieux de vie.
Philippe de Lachapelle

réagissons (parlons en autour de nous, au collège au licée au travail à l'aumônerie, dans la rue. notre devoir de chrétien est de réagir de dire notre amour à la vie cheers ensemble jeunes et vieux, malades ou bien portants.)
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